Au revoir plastique !

Le bambou est un végétal appartenant à la famille des graminées. Le bambou plaît pour trois raisons  : il pousse vite, très vite (certaines espèces peuvent grandir d’un mètre par jour !). Sa nature végétale en fait un déchet « propre », et ses propriétés permettent de multiples utilisations.

En effet, le bambou n’est pas un arbre. C’est un une plante invasive et elle peut conquérir rapidement de grandes étendues – prudence si vous en plantez chez vous, certaines espèces sont à éviter. Il n’a besoin d’aucun d’engrais ou d’irrigation pour produire des tiges pouvant atteindre 30 mètres de hauteur. Naturellement antimicrobien, aucun pesticide ne sera nécessaire à sa survie, et ses cultures vont se renouveler en cinq ans.

Côté physique, la tige est formée d’un chaume généralement creux, d’une rigidité remarquable, plus résistant que le bois ou même l’acier ! De fines mais grandes feuilles complètent sa silhouette élégante entrecoupée de cloisons qui en font autant de tubes fermés.

Enfin, l’ami bambou va pousser en Asie principalement, et un peu en Amérique latine, sous des climats tropicaux voire tempérés. Il n’est pas présent naturellement en Europe.

Des vertus écologiques puissantes

C’est là que le bambou se démarque. Il se dégrade en quelques mois (neuf maximum), et sans nocivité puisqu’il s’agit d’un végétal : la parfaite matière biodégradable. Mais ce n’est pas le plus beau ! Le bambou fixe 30 % de CO² de plus que les arbres feuillus, et dégage davantage d’oxygène, effet amplifié par le nombre de bambous qui peuvent être plantés sur une parcelle par rapport aux arbres communs.

Également, ce végétal permet de lutter contre l’appauvrissement des sols, car il est peu gourmand en eau. Il améliore l’infiltration de l’eau par son maillage de racines et la finesse de ses feuilles qui laissent passer davantage d’eau de pluie. Il constitue en outre un allié contre la dégradation des paysages car il limite l’érosion, une fois encore grâce à son emprise dans les 60 premiers centimètres du sol.

Ah ! Précisons que le panda ne souffre pas de notre passion pour le bambou : il déguste des variétés qui n’intéressent pas l’exploitation humaine.

Le bambou en tant que plante, intervient positivement pour la préservation de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Mais une fois coupé, les possibilités d’utilisation par l’homme sont très nombreuses et expliquent l’engouement de nos industries.

Se présentant comme une alternative moins polluante et moins consommatrice en eau que le coton par exemple, ses productions multiples surfent sur la vague verte de l’éco-responsabilité.

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